Interviewé par Hassan le Pro de l’Immo : Ma vision de la location saisonnière

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Dans cette interview, Hassan le pro de l’immo me questionne sur mon parcours immobilier, et en particulier les raisons pour lesquelles j’ai choisi de faire de la location saisonnière.

Vous découvrirez dans cette interview :

  • Comment j’investis
  • Pourquoi j’ai choisi la location courte durée
  • Comment je choisis mes investissements
  • Comment se démarquer de la concurrence
  • Ce que je pense de la réglementation
  • Etc…

Transcription

Hassan : Salut à tous, c’est Hassan, le pro de l’immo.
Alors vidéo du partage immobilier. Aujourd’hui, c’est avec un grand plaisir que j’accueille Sébastien du site « louer-en-courte-duree.fr« . Il va se présenter, il va vous dire comment il exploite ses biens immobiliers et pourquoi il est sur Internet. À toi Sébastien !

Sébastien : Bonjour à tous, bonjour Hassan ! Donc, je suis Sébastien, je suis de la région Toulousaine et je fais de la location saisonnière depuis un petit peu plus d’un an et demi maintenant avec ma compagne ; et aujourd’hui on exploite cinq appartements en saisonnier à Toulouse qui nous permettent de tirer des revenus assez sympathiques en fait et qui nous ont permis, en tout cas à moi dans un premier temps, de quitter mon emploi, et ma chérie est en train de faire la même chose puisqu’elle a demandé une rupture conventionnelle et sa sortie est prévue pour fin mai.

Hassan : Ok ! Donc, tu fais que de la location saisonnière ?

Sébastien : Pour être exact, en fait on a cinq appartements qu’on exploite en location saisonnière à Toulouse. On a également deux autres biens immobiliers qui sont à Pau, dans le Sud-Ouest pour ceux qui connaissent, et ce sont des appartements qu’on loue en meublé de façon traditionnelle avec des résidents à l’année.

Hassan : Bon, j’ai déjà fait une vidéo avec Raphael concernant la location saisonnière dans le partage immobilier, mais je veux que les gens qui nous écoutent et qui verront cette vidéo en sachent plus sur ce type de location, donc est-ce que tu peux nous expliquer clairement en quoi ça consiste ?

Sébastien : En fait, la location saisonnière attire deux types de clientèle : une clientèle à la fois professionnelle et une clientèle à la fois touristique. Ce sont des gens qui viennent pour de courts séjours à Toulouse, puisque nous sommes en région toulousaine, pour visiter la ville si c’est des touristes ou pour des raisons professionnelles comme je te l’ai expliqué à l’instant. Voilà ! Ce sont des gens qui ont choisi cette formule d’appart-hôtel plutôt que d’aller justement à l’hôtel parce qu’ils ont une surface de séjour plus grande avec une qualité de service peut-être un petit peu plus importante puisqu’ils ont la possibilité de faire la cuisine, ils ont une connexion Internet, une grande télé, etc… Je ne dis pas qu’à l’hôtel, on ne peut pas avoir de connexion Internet mais en tout cas, c’est déjà plus difficile de faire la cuisine et on a des surfaces, des espaces de vie plus petits. Donc, je pense que c’est une des raisons pour lesquelles les gens se tournent aujourd’hui vers la location saisonnière.

Hassan : Alors, sur Toulouse, j’imagine que lorsqu’on fait de la location classique ou meublée, on a du mal à avoir des rentabilités qui nous permettent d’avoir un autofinancement, et je pense que tu t’es tourné vers la location saisonnière par rapport à ta ville.

Sébastien : C’est l’une des premières raisons pour lesquelles on s’est tourné là-dessus. Je vais être transparent avec toi Hassan, la raison principale c’est la rentabilité, c’est la raison principale en tout cas dans un premier temps qui nous a amené vers la location saisonnière. Maintenant, c’est vrai que dans les grandes villes, donc Toulouse est une grande ville, et c’est vrai que quand tu te trouves dans l’hyper-centre ou à proximité de l’hyper-centre, les prix sont tellement élevés qu’il est difficile d’aller chercher de la rentabilité.
On arrive à trouver cette rentabilité en location nue ou meublée classique à l’année mais en s’éloignant du centre-ville.
Ce sont des choses qui sont possibles à faire à Toulouse parce que dès que tu t’éloignes de l’hyper-centre, les prix deviennent abordables, raisonnables. Donc, le premier choix de la location saisonnière, c’est pour la rentabilité tel que je te l’ai expliqué.
Maintenant, j’y vois également plusieurs autres intérêts qui nous amènent à faire ce type d’activité tout simplement parce qu’il y a zéro risque de loyer impayé. Lorsque tu fais de la location saisonnière, les gens payent avant de rentrer chez toi, il y a également un contrat qui stipule la date à laquelle ils sont censés quitter les lieux. Donc, de ce point de vue-là, on a une sécurité vis-à-vis des loyers impayés. Par ailleurs, nous avons pris goût des appartements assez sexys, donc ça permet également d’avoir un patrimoine qui est tout le temps entretenu avec de belles prestations. Et je sais que désormais en cas de revente ou si jamais il fallait relouer les appartements sur des locations à l’année, on pourrait retirer les prix vers le haut. Et il y a quand même une cerise sur le gâteau parce que tu fais de la location saisonnière, c’est que nous habitons à la campagne et avons rarement, avec les enfants, la possibilité de venir sur Toulouse. Tu vois là, aujourd’hui c’est les vacances, et on va s’offrir d’ici quelques jours avec ma compagne, une nuit à Toulouse parce qu’on ira au restaurant et on pourra dormir chez nous dans les appartements dont on va bloquer les dates pour l’occasion. Donc, ça c’est vraiment un avantage aussi pour la location saisonnière, de pouvoir se loger chez soi ou lorsque tu accueilles de la famille, de pouvoir les loger à coût zéro puisqu’ils n’iront pas à l’hôtel.

Hassan : Voilà, on va parler un petit peu chiffres. Donne-nous sur un exemple d’un de tes biens immobiliers que tu exploites en location saisonnière, quelle est donc ta rentabilité ? Quel est ton taux de remplissage ? Et quel est ton bénéfice net que tu dégages sur ce type de bien ?

Sébastien : Alors, c’est un appartement que j’occupe à peu près 25 nuits par mois, ça c’est le taux de remplissage moyen qu’on constate. J’ai une rentabilité nette de 14% et c’est un appartement qui me génère à peu près 800 euros de cashflow par mois.

Hassan : Net ?

Sébastien : Net ! Une fois que j’ai payé toutes mes charges, c’est-à-dire, le crédit, les diverses assurances, les charges de copropriété et la taxe foncière, etc… Net !

Hassan : Bon, c’est plutôt pas mal ! Alors tu nous dis que tu as cinq appartements que tu exploites donc en saisonnier et j’imagine que ces appartements ne se situent pas au même endroit donc la location saisonnière demande plus d’efforts qu’une location classique, demande plus de travail. Est-ce que ce n’est pas un peu contraignant, ce n’est pas un peu compliqué justement de faire ce type d’exploitation quand on a cinq biens comme toi à exploiter avec ce type de location ?

Sébastien : Alors, c’est vrai que la location saisonnière demande plus de travail qu’une location à l’année. Maintenant, comme je te l’ai expliqué au début de l’interview, on n’a pas non plus la même rentabilité. En fait, je vais aborder le problème différemment.
Comme je te le disais en off avant qu’on démarre l’interview, ces cinq appartements nous génèrent aujourd’hui plus de 4000 euros de cashflow donc, entre guillemets de salaire net dans notre poche une fois qu’on a payé toutes les charges et si jamais on souhaitait s’occuper nous-même de tous les check-ins, de tous les check-outs et de tous les ménages en fait, voilà, c’est ce qu’on gagnerait. Donc, pour un emploi à mi-temps.
Moi j’ai laissé tomber mon travail il y a quelques temps puisqu’aujourd’hui on vit quasiment de cette activité et pour gagner la même somme de travail, il fallait que je travaille deux fois plus. Donc, si tu veux, oui, ça demande un peu plus d’investissement. Par contre, ça demande deux fois moins de travail qu’un boulot classique. Donc, ça c’est une première réponse à ta question.
Maintenant, il faut savoir qu’il existe également des possibilités de déléguer cette activité qui, forcément, ont une incidence sur ta rentabilité et donc y a plein de possibilités de déléguer au travers de sociétés de conciergerie qui se sont spécialisées dans cette activité ou de société de services à la personne.

Hassan : OK ! Alors, Toulouse c’est une ville de combien d’habitants ? C’est plus de 200000 personnes ?

Sébastien : On est à plus de 200000 habitants, tout à fait !

Hassan : OK ! Donc, la règlementation sur le saisonnier dans ta ville, comment ça se passe ?

Sébastien : La règlementation sur le saisonnier dit que pour les communes de plus de 200000 habitants, il faut que tu te déclares en tant que « meublé de tourisme » auprès de la police administrative et de la direction de la fiscalité locale pour la taxe de séjour.
Et la loi dit également, pour les communes de 200000 habitants, que pour faire du saisonnier, il faut faire un changement d’usage et que la mairie ou la ville est en droit de demander une surface de compensation. Alors, « surface de compensation », ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous achetez un 20m² pour faire du saisonnier, la ville peut vous demander de remettre à disposition 20m² de surface habitable à destination de résidence principale.
Grosso modo, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’il faut acheter 20m² de surface commerciale et retransformer en surface d’habitation. Alors, autant dire que les villes qui appliquent la loi à la lettre ne permettent pas la location saisonnière. Et ça, ce qu’il faut bien comprendre c’est que c’est au libre arbitre de la mairie. Et donc, à Toulouse, on a la chance d’avoir une mairie qui est assez souple là-dessus, en tout cas, pour l’instant. Moi, je me suis rapproché de l’urbanisme qui m’a indiqué qu’il n’y avait pas de changement d’usage ou de destination à faire et que la destination des appartements restait à usage d’habitation.
Donc, ça veut dire quoi ? Que pour l’instant, à Toulouse, on est tranquille de ce point de vue là. Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas forcément le cas dans toutes les villes et je pense que Paris est le meilleur exemple qu’on puisse évoquer là-dessus. Soyez très vigilants là-dessus si vous voulez faire de la location saisonnière, prenez bien tous les renseignements auprès de vos mairies.

Hassan : Bon ! Je ne veux pas te porter l’œil, hein ! Mais les mairies, la politique ça va, ça vient. Si demain, il y a un changement de maire, et que la politique concernant le saisonnier change, comment tu fais ?

Sébastien : Alors moi, je pense que je suis protégé parce que l’activité est déjà lancée et j’ai entamé toutes les démarches nécessaires auprès de la mairie. Ensuite, il y a une autre solution : j’ai monté une foncière à côté et j’ai indiqué dans les statuts que cette foncière devait faire de la location courte durée. Donc, si tu veux, je suis déjà protégé juridiquement de ce point de vue là pour continuer cette activité. C’est-à-dire que désormais, de toute façon, ce n’est plus moi qui investis, c’est la foncière et l’objet même de la foncière, c’est de faire de la location courte durée. Donc, c’est une première façon de me protéger.

Hassan : Est-ce que tu peux nous en dire plus justement sur cette foncière ? Quel type de société tu as créé ?

Sébastien : J’ai créé une SAS qui correspond bien à l’activité de location saisonnière, tout simplement parce que lorsque vous faites de la location saisonnière, vous ne faites pas de l’immobilier civil, donc de l’immobilier à destination d’habitation, mais de l’immobilier commercial. Donc, vous vendez des nuits à des touristes ou à des professionnels. Qui plus est, lorsque vous faites de la location saisonnière, vous pouvez vendre des services complémentaires à vos clients. Ça peut être de remplir le frigo, ça peut être de mettre des boissons à disposition ou des en-cas et en ce sens, il y avait la SCI, qui même à l’IS ne permettait pas ce type d’activité. Et c’est vraiment la SAS qui me permettait de fournir ces services annexes à mes clients. Donc c’est la raison pour laquelle j’ai choisi ce type de société.

Hassan : Est-ce que tu as imposé une certaine TVA ?

Sébastien : Non, pas de TVA parce que je suis loueur immobilier, non-professionnel.

Hassan : OK ! Donc, en termes d’imposition, c’est quand même tout bénef pour toi ?

Sébastien : Voilà. C’est également une des raisons pour lesquelles j’ai choisi d’investir au travers d’une société. C’est également lié à l’imposition parce qu’en tout cas, avec ma tranche marginale d’imposition, l’impôt sur les sociétés est plus favorable que l’impôt sur le revenu donc ça a été un choix. La contrepartie, c’est que tout le cash dégagé par la foncière va rester au niveau de la foncière, et si jamais j’ai besoin de récupérer ce cash ou ces excédants de trésorerie, je vais me faire imposer sur les dividendes au travers de l’impôt sur le revenu. Donc, tout l’intérêt, c’est de garder l’argent au niveau de la foncière, qui va le réinvestir sur d’autres projets immobiliers.

Hassan : Alors, parlons de tes projets immobiliers. Est-ce que tu vas continuer à exploiter de la location saisonnière et développer ton activité en location saisonnière ou est-ce que tu vas investir dans de la location classique et longue durée ?

Sébastien : Alors, je n’ai pas de réponse claire à t’apporter là-dessus. Ce qui est sûr, c’est que je vais continuer à faire de l’immobilier.
Je pense que je vais continuer à faire du saisonnier parce que la rentabilité est là, et je vois qu’à Toulouse, on arrive à bien travailler sur ce type d’activité. Maintenant, je n’exclus pas non plus de développer de l’immobilier ailleurs, dans des villes plus petites où je vais trouver mine de rien des prix d’achat beaucoup plus bas pour faire de la location plus traditionnelle. Tu vois, mon rêve, c’est peut-être d’avoir un immeuble. Je crois que tu es sur un projet d’immeuble, en tout cas j’ai vu une vidéo dernièrement de toi là-dessus. C’est peut-être d’avoir un immeuble, dans une ville beaucoup plus petite mais pour faire du patrimoine.

Hassan : J’imagine que sur Toulouse, il y a une forte concurrence sur des bailleurs de même type que toi qui font de la location saisonnière. Comment tu fais ? Comment tu appréhendes justement cette concurrence des autres bailleurs et quel positionnement tu as par rapport à ça?

Sébastien : Alors, je te confirme qu’il y a de la concurrence Des nouvelles annonces, on en voit tous les jours. Maintenant, ce qu’il faut savoir c’est que pour ceux qui ont démarré il y a déjà quelques temps comme moi, mais d’autres qui ont commencé bien plus tôt que moi, on a quand même une certaine, je vais dire notoriété, ce n’est pas exactement ça mais une certaine ancienneté sur les sites de réservation en ligne avec lesquels on travaille, et cette ancienneté se manifeste par le nombre de commentaires ou le nombre d’appréciations qui ont pu être laissés. Ce qui fait que dans les résultats de recherche, on va certainement remonter beaucoup plus vite que les annonces qui n’ont pas de commentaires. Donc, ça c’est un premier point qui joue en notre faveur. Pour les gens qui veulent se lancer, et ce que je remarque c’est que tout le monde veut faire du saisonnier parce que la rentabilité est au rendez-vous mais il y a très peu de gens mais en tout cas une minorité qui font ça de façon très professionnelle. « Faire ça de façon professionnelle », ça veut dire que dès que tu as une demande de réservation, il faut être capable de répondre dans les cinq minutes parce que si tu ne réponds pas dans les cinq minutes, c’est quelqu’un d’autre qui va te prendre la réservation. Donc, une façon également d’éliminer ces nouveaux acteurs, c’est de montrer sa réactivité. Et la troisième façon de se distinguer de la concurrence, c’est de marketer bien son offre. Et pour bien marketer son offre c’est de bien faire des appartements sexys mais ça, je pense qu’aujourd’hui, c’est indispensable. Tu dois voir, comme moi, que quand tu voyages, tu as encore des hôtels qui proposent des chambres sans connexion Internet, pour moi, c’est vraiment une aberration. Donc, il faut avoir un service minimum, une télé, une belle déco, une connexion internet rapide, etc… Et donc, marketer son offre, c’est avoir une annonce claire, propre, qui donne envie et également faire des photos professionnelles en fait et non pas des photos d’amateurs avec ton propre appareil photo. Donc, c’est tout un tas de choses qui vont permettre de louer mieux et plus vite ton appartement malgré la concurrence.

Hassan : Si demain la loi change, et on voit aujourd’hui qu’il y a des réflexions pour faire changer les choses au niveau de la location saisonnière, on sait que les groupes hôteliers, c’est un gros lobby influent pour faire justement bouger les choses et contrer ce type de location par rapport à des bailleurs indépendants. Comment tu appréhendes ce type d’évolution si demain, territorialement, nationalement, la location saisonnière est tout bonnement interdite ?

Sébastien : Je ne suis vraiment pas trop inquiet là-dessus parce que je pense qu’il y a dû avoir la même discussion lorsque les gîtes et les chambres d’hôtes se sont créés. Pour autant, on voit bien que ce sont des systèmes qui peuvent cohabiter ensemble, les hôtels, les gîtes et les chambres d’hôtes. Donc, je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas de place pour la location saisonnière. Il y a également eu un référendum à San Francisco, peut-être que tu fais allusion à ça parce que la ville voulait limiter le nombre de nuits Airbnb, à 75 par an, et c’est quelque chose qui n’est pas passé. Je pense que ce qu’il faut vraiment avoir en tête c’est que la France, c’est le pays le plus visité du monde et interdire aujourd’hui la location saisonnière, ça me parait tout simplement impossible parce qu’interdire la location saisonnière, c’est priver certains touristes de venir chez nous. Je pense que ça pourrait porter préjudice à l’économie donc ça, c’est mon premier élément de réponse et interdire la location saisonnière, c’est aussi mettre à bas tous les business qui se sont construits autour de cette activité. Aujourd’hui, tu as beaucoup de sociétés de type conciergerie, de type channel manager, qui vivent de la location saisonnière et je pense qu’on a été trop loin dans le modèle pour pouvoir faire machine arrière. Donc, je ne suis vraiment pas inquiet là-dessus. Alors, ça c’est mon opinion propre. Et encore une fois, je fais partie des gens qui pensent que la location saisonnière ne prive pas les hôtels de leur clientèle. On n’est vraiment pas sur les mêmes services.

Hassan : Nickel si pour toi il n’y a vraiment que de bonnes perspectives d’avenir, c’est juste magnifique ! Je vais te poser une petite question qui n’a pas grand-chose à voir avec tes investissements mais je voudrais savoir une chose : pourquoi Sébastien a ouvert un site qui s’appelle « louer-en-courte-duree.fr » ? Et pourquoi au jour d’aujourd’hui, tu es sur Internet justement à partager ton expérience et à raconter tes investissements immobiliers sur Internet ? Petite précision, on mettra également sous la description dans la vidéo, les liens de ton site, je le répète « louer-en-courte-duree.fr », et on mettra également les annonces de tes appartements au cas où les gens qui découvriront cette vidéo veulent venir dormir chez toi, il y aura tous les liens en dessous de la vidéo. Mais, est-ce que tu peux répondre à cette question, pourquoi aujourd’hui tu es sur Internet ?

Sébastien : Alors, plusieurs choses. En fait, j’ai démarré l’immobilier il y a un petit peu plus de deux ans maintenant et c’est vraiment un sujet qui m’a passionné. Tu vois, je fais de la location saisonnière pourtant quand tu m’as posé la question tout à l’heure, c’est vrai que potentiellement j’ai d’autres projets plus patrimoniaux. Donc, aujourd’hui, je suis sur le créneau de la location saisonnière et j’ai vraiment envie de faire connaitre aux gens cette activité, de voir comment il est possible de doper la rentabilité et je souhaite également partager mon expérience, autant les bonnes choses qui peuvent m’arriver au travers de cette activité, que les mauvaises. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui se tournent vers la location saisonnière, peut-être pour les bonnes, peut-être pour les mauvaises raisons. Il faut savoir, comme on l’a dit tout au long de cette vidéo, qu’on est dans un cadre très règlementé. Et moi, ce que je veux transmettre à toutes les personnes qui peuvent me suivre au travers du blog, c’est comment est-ce qu’on fait de la location saisonnière de façon propre. Quels sont les pièges à éviter et quels sont les bénéfices qu’on peut en tirer ? Donc, c’est vraiment un partage d’expériences.

Hassan : J’aime bien ce que tu dis. C’est important de souligner quand même qu’il faut cloisonner son business, avoir des cadres légaux dans les choses que l’on entreprend et c’est vrai que sur Internet, quand on vous parle d’immobilier, les choses ont tendance à être simplifiées et pour la bonne et simple raison, ça vous permet de passer plus à l’action mais soyez conscients d’une chose : lorsqu’on se lance dans l’investissement immobilier, quel que soit le type de location qu’on va faire, il y a des règles, des règlementations qu’il faut connaitre, qu’il faut apprendre et ce n’est pas aussi simple qu’on peut vous le présenter. a demande beaucoup d’investissement. Alors, qu’est-ce que tu en penses par rapport à ça ?

Sébastien : Alors, je suis entièrement d’accord avec toi, ce n’est pas simple. En fait, il y a deux types de personnes qui veulent faire du saisonnier : celles qui veulent prendre le cash tout de suite mais sans faire aucun effort, donc clairement ce sont des gens qui ne pourront pas aller au bout ; et tu as également d’autres personnes qui sont conscientes que ça demande du travail et qui veulent plutôt se tourner vers la location plus traditionnelle. Donc, c’est vrai, ça demande déjà plus de gestion, plus de travail ; il y a également toute la partie amont dont on n’a pas parlé dans la vidéo mais il y a des déclarations à faire auprès du greffe du tribunal des commerce, des déclarations à la mairie, etc… J’invite tous les gens qui suivent mon blog ou qui vont regarder cette vidéo à faire les choses proprement, c’est la meilleure façon de se protéger et de préserver cette activité. Aujourd’hui on a des gens qui font ça n’importe comment, dans tous les sens et on voit bien les effets pervers que ça peut avoir après. Je pense que déjà si on épurait le marché de ces loueurs qui font ça dans des conditions non règlementées, je pense qu’on aurait déjà beaucoup plus de place et les gens se plaindraient moins, y compris les hôteliers et les mairies. Donc, vraiment, faites les choses de façon règlementée !

Hassan : OK ! Est-ce qu’on peut rappeler le nom de ton site ?

Sébastien : Alors, mon blog c’est louer-en-courte-durée.fr avec des tirets entre chaque mot.

Hassan : Écoutez, je n’ai qu’une chose à dire : déjà, merci à toi Sébastien, puis visitez le site de Sébastien « louer-en-courte-duree.fr » ; vous allez apprendre beaucoup de choses si vous êtes intéressés, passionnés par l’investissement immobilier en location saisonnière. Vous allez découvrir beaucoup de conseils, et beaucoup d’astuces. On a une personne en face de nous qui fait quand même les choses dans les règles, dans les normes, qui n’a pas simplement voulu profiter d’une opportunité à travers la location saisonnière et qui a fait réellement les choses correctement. À travers sa société, il a cloisonné réellement son business. Et justement, ce sont des conseils qu’il faut aller chercher et prendre chez Sébastien. Donc je vous le redis une dernière fois : « louer-en-courte-duree.fr« , vous allez apprendre énormément de choses concernant ce type d’investissement. Je vais te laisser le mot de la fin pour que tu conclues, en tout cas je tiens vraiment à te remercier parce que toutes les personnes qui sont dans cette aventure du partage immobilier n’ont qu’une seule envie, c’est de transmettre leurs connaissances de manière entièrement gratuite avec les gens qui pourront voir cette vidéo. Si on peut permettre à quelqu’un à travers certains conseils et certaines astuces que l’on donne dans ce type de vidéo, de se lancer, de bien faire les choses aussi, c’est que du bonus ! Donc je te laisse le mot de la fin, c’est toi qui conclus.

Sébastien : Alors, je voulais juste terminer en vous donnant un conseil si jamais vous voulez faire de la location saisonnière, surtout voyez uniquement ça comme un catalyseur de rentabilité. Avant de vous lancer dans ce type d’activité, j’ai pour habitude de prendre ceinture et bretelles ! « Ceinture et bretelles », ça veut dire quoi ? C’est trouver les bonnes affaires immobilières, débrouillez-vous à ce que le capital restant dû soit toujours inférieur à la valeur de votre bien et débrouillez-vous également pour que votre bien qui vous ramène de l’argent en location saisonnière vous ramène également de l’argent en location classique. C’est-à-dire que si pour une raison x ou y vous devez arrêter le saisonnier, ou si pour une raison x ou y la règlementation change, même si je n’y crois pas beaucoup parce que je suis quelqu’un de nature optimiste, il faut que votre investissement vous ramène de l’argent et ne vous demande pas un effort d’épargne tous les mois. Le saisonnier n’est qu’un catalyseur de rentabilité, gardez bien ça en tête ! Ce sera mon conseil de la fin.

Hassan : Nickel ! Eh ben, merci Sébastien. Encore une dernière fois « louer-en-courte-duree.fr« . À bientôt pour les prochaines vidéos du partage immobilier. Ciao !

Sébastien : À bientôt !


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6 commentaires

  1. Hello Sébastien j’adore tes vidéos et tout ton blog en général ! On s’était rencontré au dernier au séminaire d’Olivier début décembre et on avait pas mal échanger bref 🙂 2 questions par rapport à ta situation fiscale, tu cumules Sas et Lmnp comme statut ou c’est ta sas qui est en Lmnp ? je me demandais tout simplement comment tu peux être déclaré en Lmnp alors que tu dépasses le plafond des 23 000 euros de CA par an avec tes 7 logements meublés j’imagine, et que tes revenus de Lmnp dépasse 50 % de tes revenues globaux vu que tu ne travailles plus et que ta compagne ne va plus travailler. Comment fais tu pour être en Lmnp alors que tu ne respecte pas les 2 critères pour être éligibles à ce statut à priori ?
    Merci d’avance pour ta réponse . Antoine

    • Sébastien on

      Bonjour Antoine,

      J’ai le statut LMNP et j’ai en plus une SAS.
      Ma compagne a également le statut LMNP (on achète séparément).
      Cette SAS ne possède qu’un seul appartement pour le moment.
      Les autres achats avaient été réalisés en nom propre.
      Ce qu’il faut savoir c’est que pour passer de LMNP à LMP il faut remplir 3 conditions et non 2 :
      – Etre enregistré au RCS
      – Que les revenus locatifs dépassent 23000 euros / an
      – Que les revenus locatifs dépassent les revenus salariés du foyer fiscal

      De part notre configuration (2 LMNP et une SAS), nous ne remplissons pas toutes les conditions pour être éligible au LMP.

      Ce qu’il faut savoir également, c’est que tant que tu ne décides pas de te t’enregistrer au RCS, tu peux garder le statut LMNP.
      Il n’y a aucune obligation de passer LMP.

      Donc pour répondre complètement à ta question, nous pouvons rester LMNP, même sans être salariés 🙂

      • Donc si je comprend bien, tes revenues locatifs dépassent 23 000 euros/an et ils dépassent les revenus salariés du foyer fiscal, mais vu que tu n’es pas enregistré au RCS, tu es toujours considéré comme un LMNP et non un LMP ?

        « Tout contribuable propriétaire qui met en location un bien meublé (chambre, appartement,…) peut prétendre au statut de LMNP sous les conditions suivantes :
        en tirer des revenus locatifs inférieurs à 23 000€ TTC / an.
        ou ces revenus ne couvrent pas les 50% des revenus de votre foyer fiscal.

        Si ces 2 conditions ne sont pas réunies, le bailleur aura le statut de Loueur en Meublé Professionnel (LMP). »
        On lit cela sur tous les sites, c’est pour cela que je me posais la question, car pour la présentation d’un projet immobilier en meublé, les banques m’ont posé la même question à propos du statut LMNP que je souhaite prendre. Vu que les 2 conditions ci-dessus n’étaient respectées, elles me disaient que je passais en LMP ! 🙁

        Lors de ton inscription de LMNP, tu as obtenu un numéro de Siret, cela ne compte pas comme une inscription au RCS ? Tu t’es inscrit ou ?

        Merci Sébastien !

        • Sébastien on

          En 2015, les revenus locatifs ont dépassé 23000 euros.
          En revanche, ils n’ont pas dépassé les revenus salariés.

          Non, pour passer de LMNP à LMP, il faut remplir 3 conditions :
          – Etre enregistré au RCS
          – Que les revenus locatifs dépassent 23000 euros / an
          – Que les revenus locatifs dépassent les revenus salariés du foyer fiscal

          Si tu remplis les 2 dernières, pour passer LMP, il faut t’enregistrer au RCS et ceci constitue une démarche personnelle.
          Tu peux donc rester LMNP même si tu génères 100000 euros de loyer avec un salaire de 2000 euros / mois.

          La déclaration LMNP se fait au greffe du tribunal de commerce.
          Ce n’est pas la même chose que le RCS.
          Tu reçois bien un numéro SIRET en revanche.
          Toutes les démarches administratives sont expliquées ici : https://louer-en-courte-duree.fr/location-courte-duree-demarches-administratives/

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